Partie 2 : Le danger des médias !

  • Samir Abou Taymyya Al Jazairi



On ne s’étendra pas sur les mensonges de la guerre du Golfe en 1991, largement analysés et demeurés dans les mémoires comme des paradigmes du bourrage de crâne moderne. Des informations constamment répétées - comme « L’Irak, quatrième armée du monde », « le pillage des couveuses de la maternité de Koweït », « la ligne défensive inexpugnable », « les frappes chirurgicales », « l’efficacité des Patriotes », etc. - se révélèrent totalement fausses.

Le 20 février 2002, le New York Times dévoilait le plus pharamineux projet de manipulation des esprits. Pour conduire la « guerre de l’information », le Pentagone, obéissant à des consignes de M. Rumsfeld et du sous-secrétaire d’Etat à la défense, M. Douglas Feith, avait créé secrètement et placé sous la direction d’un général de l’armée de l’air, Simon Worden, un ténébreux Office de l’influence stratégique (OIS), avec pour mission de diffuser de fausses informations servant la cause des Etats-Unis. L’OIS était autorisé à pratiquer la désinformation, en particulier à l’égard des médias étrangers. Le quotidien new-yorkais précisait que l’OIS avait passé un contrat de 100 000 dollars par mois avec un cabinet de communication, Rendon Group, déjà employé en 1990 dans la préparation de la guerre du Golfe et qui avait mis au point la fausse déclaration de l’« infirmière » koweïtienne affirmant avoir vu les soldats irakiens piller la maternité de l’hôpital de Koweït et « arracher les nourrissons des couveuses et les tuer sans pitié en les jetant par terre ».Ce témoignage avait été décisif pour convaincre les membres du Congrès de voter en faveur de la guerre...

Officiellement dissous après les révélations de la presse, l’OIS est certainement demeuré actif. Comment expliquer sinon quelques-unes des plus grossières manipulations de la récente guerre d’Irak ? En particulier l’énorme mensonge concernant la spectaculaire libération de la soldate Jessica Lynch.

Jessica Lynch faisait partie des dix soldats américains capturés par les forces irakiennes. Tombée dans une embuscade le 23 mars, elle avait résisté jusqu’à la fin, tirant sur ses attaquants jusqu’à épuiser ses munitions. Elle fut finalement blessée par balle, poignardée, ficelée et conduite dans un hôpital en territoire ennemi, à Nassiriya. Là, elle fut battue et maltraitée par un officier irakien. Une semaine plus tard, des unités d’élite américaines parvenaient à la libérer au cours d’une opération surprise. Malgré la résistance des gardes irakiens, les commandos parvinrent à pénétrer dans l’hôpital, à s’emparer de Jessica et à la ramener en hélicoptère au Koweït.

Le soir même, le président Bush annonça à la nation, depuis la Maison Blanche, la libération de Jessica Lynch. Huit jours plus tard, le Pentagone remettait aux médias une bande vidéo tournée pendant l’exploit avec des scènes dignes des meilleurs films de guerre.

Mais le conflit d’Irak s’acheva le 9 avril, et un certain nombre de journalistes - en particulier ceux du Los Angeles Times, du Toronto Star, d’El País et de la chaîne BBC World - se rendirent à Nassiriya pour vérifier la version du Pentagone sur la libération de Jessica. Selon leur enquête auprès des médecins irakiens qui avaient soigné la jeune fille - et confirmée par les docteurs américains l’ayant auscultée après sa délivrance -, les blessures de Jessica (une jambe et un bras fracturés, une cheville déboîtée) n’étaient pas dues à des tirs d’armes à feu, mais simplement provoquées par l’accident du camion dans lequel elle voyageait... Elle n’avait pas non plus été maltraitée. Au contraire, les médecins avaient tout fait pour bien la soigner : « Elle avait perdu beaucoup de sang, a raconté le docteur Saad Abdul Razak, et nous avons dû lui faire une transfusion. Heureusement des membres de ma famille ont le même groupe sanguin qu’elle : O positif. Et nous avons pu obtenir du sang en quantité suffisante. Son pouls battait à 140 quand elle est arrivée ici. Je pense que nous lui avons sauvé la vie»

En assumant des risques insensés, ces médecins tentèrent de prendre contact avec l’armée américaine pour lui restituer Jessica. Deux jours avant l’intervention des commandos spéciaux, ils avaient même conduit en ambulance leur patiente à proximité des lignes américaines. Mais les Américains ouvrirent le feu sur eux et faillirent tuer leur propre héroïne...

L’arrivée avant le lever du jour, le 2 avril, des commandos spéciaux équipés d’une impressionnante panoplie d’armes sophistiquées surprit le personnel de l’hôpital. Depuis deux jours, les médecins avaient informé les forces américaines que l’armée irakienne s’était retirée et que Jessica les attendait...

Le docteur Anmar Ouday a raconté la scène à John Kampfner de la BBC : « C’était comme dans un film de Hollywood. Il n’y avait aucun soldat irakien, mais les forces spéciales américaines faisaient usage de leurs armes. Ils tiraient à blanc et on entendait des explosions. Ils criaient : "Go ! Go ! Go !" L’attaque contre l’hôpital, c’était une sorte de show, ou un film d’action avec Sylvester Stallone»

Les scènes furent enregistrées avec une caméra à vision nocturne par un ancien assistant de Ridley Scott dans le film La Chute du faucon noir (2001). Selon Robert Scheer, du Los Angeles Times, ces images furent ensuite envoyées, pour montage, au commandement central de l’armée américaine, au Qatar, et une fois supervisées par le Pentagone, diffusées dans le monde entier.

L’histoire de la libération de Jessica Lynch restera dans les annales de la propagande de guerre. Aux Etats-Unis, elle sera peut-être considérée comme le moment le plus héroïque de ce conflit. Même s’il est prouvé qu’il s’agit d’une invention aussi fausse que les « armes de destruction massive » détenues par M. Saddam Hussein ou que les liens entre l’ancien régime irakien et Al-Qaida.

Ivres de pouvoir, M. Bush et son entourage ont trompé les citoyens américains et l’opinion publique mondiale. Leurs mensonges constituent, selon le professeur Paul Krugman, « le pire scandale de l’histoire politique des Etats-Unis, pire que le Watergate, pire que l’Irangate ».

On ne parlera pas non plus du charnier de Timisoara, une autre grande supercherie médiatique. Ces médias sont présent aujourd’hui sur pratiquement toute la totalité de la surface terrestre, et ont le pouvoir de contrôler toutes les tendances, qu’elles soient politiques ou culturelles, de les étouffer si il le faut, ou bien de les encenser quand cela leurs semble profitable parce que l'intérêt corrompt l'intelligence, pervertit la raison et engendre toute la mauvaise foi requise pour se satisfaire pleinement.

Une question fut posée au cheikh Abd al-Aziz ibn Baz (qu'Allah lui fasse miséricorde) : Comment juger la vision des images télévisées, des films pornographiques diffusés par vidéo et l’installation d’une antenne parabolique chez soi ?

Le cheikh répondit qu'il est très dangereux de regarder la télévision. Et recommanda qu’on ne la regarde pas et qu’on évite de s’installer devant la télé. Mais si le spectateur est assez fort pour en profiter sans en subir les mauvais effets, rien ne devrait l’empêcher d’écouter les bons programmes et d’exclure les mauvais comme les chansons, les mauvaises pièces de théâtre et ce qui est nuisible à l’auditeur. Il arrive le plus souvent que les bons et les mauvais programmes se mélangent. C’est pourquoi il recommanda la non installation de la télé dans les foyers et son boycott parce que ses bons et ses mauvais éléments sont mélangés et parce que l’âme est encline à regarder les choses étranges. Il ne s’agit pas seulement d’écouter, la simple écoute (d’un élément) étant moins dangereuse. Mais en plus de l’écoute, le spectateur est imprégné par ce qu’il voit, l’écoute et la vision entraînant une adhésion plus forte. La vidéo est pire. Ceci est surtout vrai quand il est utilisé comme support pour diffuser les films pornographiques que les gens se transmettent. Que Dieu nous en protège ! Les effets néfastes de ces films sont énormes et il faut s’en méfier. Si on se veut raisonnable, on doit détruire tous les films pornographiques que l’on découvre ou les effacer pour enregistrer dessus des éléments utiles afin que les cassettes servent à quelque chose de salutaire. L’antenne parabolique est encore pire et l’on doit s’en méfier et ne pas l’introduire dans les foyers musulmans.

Une question fut posée au cheikh Muhammed Salih Al-Munajjid : J’ai juré de ne pas introduire la télévision chez moi car je n’en ai pas besoin. Mais je suis marié et ma femme est très jeune et elle reste à la maison quand je suis au travail. Elle n’a rien pour s’occuper car nous n’avons pas d’enfant et elle ne désire pas passer son temps à apprendre la religion et le Coran ; elle est devenue très tendue à cause de son oisiveté. Que devrais-je faire ? Je crains que Satan ne s’introduise chez elle !

Le cheikh répondit ainsi : Gloire à Allah ! Comment la femme musulmane en est arrivée à ne plus savoir comment « tuer » le temps et le passer et profiter du bienfait dont Allah l’a gratifié en le mettant à profit par adorer Allah, lui obéir et Le rappeler comme Il y a attiré l’attention en ces termes : ( Et c'est Lui qui a assigné une alternance à la nuit et au jour pour quiconque veut y réfléchir ou montrer sa reconnaissance. ) (Coran, 25 : 62). En effet, le prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Profite de cinq avant l’avènement de cinq : de ta vie avant l’arrivée de la mort, de ta santé avant l’avènement de la maladie, du temps libre avant l’arrivée des occupations, de ta jeunesse avant l’avènement de la vieillesse et de ta richesse avant la venue de la pauvreté. » (Rapporté par al-Hakim et cité dans Sahih al-Djami, 1077). Il est certes regrettable que le musulman ne trouve autre chose à faire que de commettre le péché qui consiste à regarder des programmes de télévision qui regorgent de scènes de mécréance, de nudité et de chant. Celui qui regarde cette tragédie y voit une concrétisation de la parole du prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) : « Deux bienfaits sont mal exploités par bon nombre de gens : la santé et le temps libre. » (Rapporté par Boukhari, 5933).Il faut sermonner cette femme doucement et lui rappeler avec gentillesse et lui expliquer pourquoi elle a été créée dans cette vie. Voici quelques suggestions utiles et sérieuses concernant des façons licites de se divertir :

1/ Les actes cultuels comme le dhikr, les wird, les prières, la récitation du Coran, le jeûne et la méditation sur les signes d’Allah et Ses bienfaits.

2/ Adopter une des causes islamiques dans son pays de résidence. C’est comme dispenser des cours au profit des filles musulmanes, l’approvisionnement des revues islamiques en articles, en statistiques et en informations utiles concernant les musulmans en Occident. Il en est de même de la contribution aux projets de bienfaisance visant la protection des orphelins, des veuves, des divorcés et des vieilles musulmanes, ainsi que la participation au comité mise en place pour l’organisation des réunions et des festivités intéressant les filles musulmanes et ayant un contenu approprié.

3/ Avoir une bonne compagnie et participer à ses réunions et se choisir de bons voisins et leur rendre visite.

4/ Lire les livres islamiques en particulier et les histoires utiles en général.

5/ S’engager dans des activités relatives à l’appel à l’Islam, notamment les activités féminines et celles des jardins d’enfant des centres islamiques.

6/ Ecouter les cassettes et les conférences, les résumer et distribuer le résumé au profit de ceux qui les utilisent

7/ Réaliser des oeuvres d’art et des plats de charité pour les vendre au profit du centre islamique (local)

8/ Se procurer un ordinateur et des programmes utiles. Ce qui constitue un vaste champ, une mer, absorbe beaucoup de temps et peut être mis à profit pour faire beaucoup de choses bonnes et utiles en plus de la distraction et des jeux licites

9/ Le tricotage, la broderie et la couture

10/ La culture (des plantes)

11/ Le sport domestique.

Dans tous ces cas, il faut résister aux pressions visant à vous pousser à ouvrir une fenêtre du mal dans votre maison. Nous demandons à Allah de donner à votre épouse un bon enfant pour qu’elle consacre son temps à son éducation. Puisse Allah bénir notre Prophète Muhammad.

Une question fut posée au cheikh Muhammed Salih Al-Munajjid : Est-il permis de lire les contes qui relatent la création du monde humain et l’évolution de l’animal à l’homme ?

Le cheikh répondit que s’il s’agit de romans qui véhiculent des mensonges et une déformation des vérités religieuses et scientifiques à l’instar de la théorie de Darwin (Noushou wal irtiqa), le musulman doit plutôt s’en méfier et s’occuper de ce qui l’aide et lui profite en fait de connaissances utiles, de bonnes actions, de lecture d’histoires réelles et d’événements historiques. Bon nombre de films et de romans traitent de la mort et la ressuscitation opérée par l’homme ainsi que la création à partir du néant et la possibilité donnée aux scientifiques d’inventer la vie dans leurs laboratoires et de la donner à des êtres inanimés et de faire revivre des oeufs morts depuis des milliers d’années et de voyager dans le futur et de revenir au présent. Ce qui est impossible dans la mesure où seul Allah connaît l’inconnaissable (par l’homme). Certains romans et films se heurtent de façon claire à des réalités historiques mentionnées dans le Coran et la Sunna à propos de la création de l’homme et sa vie sur terre. Pourquoi le musulman s’engagerait-il à lire ou à regarder ce qui risque d’ébranler sa foi ou tout au moins de lui faire perdre son temps et de l’occuper de ce qui ne lui profite pas ? Il est vrai que certains pourraient prétendre que ces activités visent à divertir leurs auteurs. Mais le divertissement ne doit pas passer par l’interdit. En plus, le temps du musulman est trop important pour qu’on puisse le gaspiller dans des inanités. Le prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « La bonne assimilation de l’Islam de la part d’un fidèle implique son abandon de ce qui ne le regarde pas. » (Rapporté par at-Tarmidhi, 2239 et d’autres et cité dans Sahih al-Djami, 5911).

Une question fut posée au cheikh Muhammed Salih Al-Munajjid : Est-il permis au musulman de regarder des films comme Hercule qui relatent des histoires et véhiculent des pensées polythéistes ?

Le cheikh répondit qu'il n’est pas permis de regarder ces films qui relatent le polythéisme et les pensées polythéistes. Leur vision et leur écoute représentent un grand danger pour le coeur du musulman. Le prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) s’était fâché contre Omar Ibn al-Khattab (qu'Allah l'agrée) quand il a vu dans ses mains un extrait de la Thora et il lui a demandé de la détruire. Beaucoup de musulmans ne possèdent pas l’immunité suffisante ni le degré de connaissance leur permettant de déceler les aberrations véhiculées par ces films. Certains spectateurs peuvent se retenir, mais d’autres peuvent en venir à adhérer à de fausses croyances, et des poisons pernicieux peuvent les contaminer à cause de ces films. En outre, beaucoup de ces films comportent des éléments interdits tels que les images des femmes, la musique et d'autres choses pareilles. Nous avons constaté récemment la sortie de films qui traduisent des croyances bibliques dévoyées ou de fausses prophéties émanant de dajdjalin et de charlatans. Ces films sont bien accueillis en Occident où prévalent un vide spirituel et une vacuité qui ont résulté de l’absence de la religion authentique. Certains musulmans vivant en Occident ont été influencés par cette ambiance et se sont mis à suivre ces films. Que le musulman craigne son Maître et évite de regarder ces films de mécréance. Car Allah le Très Haut dit : ( L'ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. ) (Coran, 17 :36). S’il veut se divertir, qu’il le fasse de façon légale. Allah est celui qui guide sur le chemin droit.

 

Une question fut posée au cheikh Muhammed Salih Al-Munajjid : Est-ce que le principe d’user des plaisirs est prohibé par l’Islam ? Comment l’Islam regarde-t-il le plaisir ? Quelle est son attitude à cet égard ? Etant donné que la religion est un ensemble de prescriptions difficiles et pénibles ?

 

Le cheikh répondit que les plaisirs d’ici bas peuvent être regroupés sous trois catégories :

1) Les plaisirs qui conduisent à des peines plus grandes et entraînent la privation d’autres plaisirs meilleurs. C’est le cas des réjouissances de différents groupes de désobéissants inattentifs qui s’adonnent à l’adultère, à la consommation du vin, au vol et actes similaires. C’est à ces gens là qu’on dira au jour de la résurrection : ( « Et le jour où ceux qui ont mécru seront présentés au Feu (il leur sera dit) : Vous avez dissipé vos (biens) excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre : on vous rétribue donc aujourd'hui du châtiment avilissant, pour l'orgueil dont vous vous enfliez injustement sur terre, et pour votre perversité. ) (Coran, 46 : 20).

2) Des plaisirs qui ne conduisent pas à des peines dans l’au-delà, mais dont les excès peuvent faire perdre le privilège d’occuper une haute position (spirituelle), de détourner l’homme de ce qui attire la récompense divine. C’est le cas des plaisirs licites des insouciants qui n’en usent pas dans le bon sens et ne cherchent pas à en jouir de façon à s’attirer la récompense divine. Ils les utilisent sans être animés de l’intention de faire de la réjouissance un acte culturel. On entend par cette catégorie de plaisirs le dépassement du strict nécessaire en matière alimentaire, de locomotion, d’habitat, de voyage, de tourisme et d’autres secteurs similaires, qui ne comporte aucun préjudice et ne rentrent pas dans la sphère du prohibé.

3) Des plaisirs qui entraînent une récompense. C’est le cas de ceux des croyants privilégiés qui en usent dans la mesure où ils permettent d’acquitter ses droits à l’égard de soi-même, aident à obéir à Allah, et facilitent l’éloignement de la désobéissance à Allah. Ces nobles intentions peuvent intégrer les plaisirs dans les actes culturels. C’est à leur propos que le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Certes, il plaît à Allah que son serviteur le loue pour un repas ou une boisson consommée » (Rapporté par Mouslim d’après Anas, 2734). Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit également à leurs propos : « Les rapports intimes peuvent entraîner une récompense ».- Messager d’Allah ! Récompenserait on l’un de nous pour avoir eu de tel rapports ?- Dites-moi ce qui se passerait s’ils étaient prohibés ; ne constitueraient-ils pas un pêché pour leur auteur ? Il en est de même quand ils entrent dans un cadre légal. (Version d’Abou Dharr rapportée par Mouslim, 1006). Dans ce hadith, le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) explique que la jouissance de ces plaisirs avec l’intention de rendre grâce à Allah et de reconnaître Ses bienfaits et de s’éloigner de ce qui est interdit, entraîne une grande récompense divine. Allah soit loué pour ses grâces. (Voir Madjmou al - fawaïd d’Ibn Saadi; P. 234)

Aussi savons-nous que l’Islam englobe des plaisirs dans les domaines alimentaires, vestimentaires et de l’usage de véhicules autorisés ; il reconnaît des plaisirs qui, au delà de leur apport dans cette vie, entraînent la récompense dans l’au-delà. Tel est le cas, par exemple, de celui qui se nourrit avec l’intention d’avoir la force d’obéir à Allah. Où s’endore (très tôt) pour bien effectuer des prières nocturnes et acquitter la prière de l’aube. Où entretient des rapports charnels avec sa femme pour la satisfaire et l’empêcher de chercher ce plaisir en dehors de ce cadre, et pour assurer la procréation. Où celui qui, à travers son commerce ou son poste, cherche à acquérir un moyen licite d’assurer ses besoins vitaux et ceux de sa famille et d’autres desseins similaires.

Cher frère, chère sœur, saches que les portes du repentir resteront ouverte tant que l'ange de la mort ne vient pas frapper à la porte de l'un d'entre nous, Allah est le Pardonneur, le Clément, le Miséricordieux. Allah dit : (Dis : “Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux”.)(Coran, 39 : 53). Rappelles toi aussi que l'acceptation du repentir doit être soumis à certaines conditions : l'arrêt catégorique du péché, le regret de l'avoir commis et la résolution de ne plus le commettre à nouveau.

Si tu te crois plus fort et plus malin que ton pire ennemi Satan et si tu te soucies peu de ton âme peut-être penseras-tu à ceux qui t'entourent, à tes proches comme tes enfants par exemple que tu laisses se faire contaminer devant un Satan télévisé, le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : Chacun de vous est un berger, et chaque berger est responsable de son troupeau. Le gouverneur est un berger pour son peuple, l'homme est un berger pour sa famille, la femme est un berger pour la maison et les enfants. Chacun de vous est donc un berger et chaque berger est responsable de son troupeau. (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim)

Il est encore temps de débrancher le câble de l'antenne ou de la parabole, mais si tu ne peux vraiment pas te passer de télévision remplaces tes chaînes sans pudeur par des canaux islamiques sans musique et sans femmes. Une question fut posée au cheikh Muhammad Ibn Salih al-Outhaymine (qu'Allah lui fasse miséricorde) : Quelle est la disposition applicable à l’achat de vidéocassettes contenant des images animales pour l’instruction des enfants ?

Le cheikh répondit qu'il n’y a aucun inconvénient. Ces images les détournent de la vision d’éléments mauvais.



FIN



Nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue, et le voilà qui disparaît...


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