La foi est parole et action




Pour le groupe qui sera sauvé, la religion et la foi sont des paroles que formule le cœur et prononce la langue, et des actes qui procèdent du cœur, de la langue et des membres. La foi s'élève avec l'obéissance et diminue avec la désobéissance. Ce groupe ne dénie pas pour autant aux gens de la Qibla [les musulmans] la foi du fait des désobéissances et des grands péchés [qu'ils commettent], comme le font les kharijites. Qui plus est, les désobéissances n'entament en rien la fraternité [découlant de la foi] (Ukhuwwa lmâniyya).


Le Glorieux a dit :
«...Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce...» (S.2 / V.178)


Il a dit aussi :
« Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l'un d'eux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre d'Allah. Puis, s'il s'y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables. Les croyants ne sont que des frères. établissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu'on vous fasse miséricorde. » (S.49 / V.9-10)



Ce groupe ne dénie pas au Musulman pervers toute foi et ne le condamne pas au séjour éternel dans le Feu comme le soutiennent les Mu'tazilites.


Le pervers [Fâsiq] demeure croyant [au sens absolu], Allah disant :
«...Quiconque tue par erreur un croyant, qu'il affranchisse alors un esclave croyant...» (S.4 / V.92). Il peut ne pas s'inscrire dans la foi [prise au sens absolu]. Allah dit : « Les vrais croyants sont ceux dont les coeurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi... » (S.8 / V.2)


Dans le même ordre d'idées, le Prophète ((صلى الله عليه و سلم)) a dit : « L'Homme ne fornique pas tout en étant croyant. Il ne vole pas tout en étant croyant. Il ne boit pas du vin tout en étant croyant, il ne fait pas main basse sur quelque bien d'une grande valeur, sous le regard des gens, tout en étant croyant. » [Ahmad, An-Nisâï et lbn Mâja].


Nous disons : C'est un croyant dont la foi est imparfaite ou un croyant de par sa foi et pervers de par son péché grave (Kabîra). L'on ne dira pas de lui que c'est un bon croyant, mais l'on ne dira pas non plus qu'il est un être dénué de toute manifestation de foi.


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