L'avis des savants sur les attentats de Riyadh



Al-hamdoulillâhi rabbil 'alamin wassalatou wassalamou 'ala ashraf il-anbiya wal-moursalin, wa ba'ad :

    As-salâmou 'aleikoum wa-Rahmatoullâhi wa Barakâtouhu.

    Toute le Louange est à Allâh, et que la Paix et le Salut soient sur le Dernier des Prophètes et sa famille et ses compagnons...

    Le Conseil des Grands Savants a tenu une assise spéciale à Riyadh, le mercredi 13 de Rabi' al-Awwal, 1424, à propos de ce qui s'est passé : la tuerie, la destruction la terrorisation et le mal infligés aux gens, Mouslims [musulmans] et autres.

    

    Et il est bien connu que la Charî'a de l'Islâm est venue protéger cinq choses nécessaires et interdire leur violation, et elles sont :

    - la Religion

    - les vies

    - les biens

    - l'honneur

    - l'intellect, l'esprit.

    Et les mouslims ne divergent pas quant à l'interdiction de transgresser contre des gens qui ont le droit d'être protégés. Les gens qui ont le droit d'être protégés, selon le Religion de l'Islâm sont :

    1) les Mouslims : il n'est jamais permis de transgresser contre tout individu Mouslim, ou d'en tuer un sans droit. Quiconque fait ceci a commis un grand péché, parmi les plus grands des kabâ-îr ! et Allâh Ta'âla dit :

    « Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment. »

    [Sourate an-nissa 4/93]]

    

    Et Il Soubhannahou a dit :

    « C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. »Sourate al ma-ida 5/32

    Moujahid (rahimahoullâh) a dit : « par son péché : « c'est comme s'il avait tué tous les hommes » , ceci montre la gravité de tuer un individu sans droit ». Et le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) a dit : « Le sang du mouslim qui témoigne que la ilaha illa llah et que je suis le Messager d'Allah n'est pas permis (d'être versé), excepté dans trois cas : - 1) la rétribution pour avoir tué quelqu'un d'autre 2) la lapidation du fornicateur : - 3) celui qui quitte sa Religion, abandonnant la Djamâ'a » [2].

    Et le Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) a dit : « Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a pas d'autre divinité digne d'être adorée qu'Allah et que Mohammad est le Messager d'Allâh, qu'ils accomplissent la prière, qu'ils s'acquitent de la Zakat, et s'ils font ceci, alors leur sang et leurs biens seront protégés de moi, excepté par un droit de l'Islâm, et leur compte est auprès d'Allâh » [3].

    Et dans le Sounnan de Nissâ'î, d'après 'Abdoullâh Ibn 'Amr (radhi Allâhou 'anhou), le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) a dit : « Céder la dounia (le monde d'ici bas) serait plus facile auprès d'Allâh que le meurtre d'un seul Mouslim ».

    Et un jour, Ibn 'Oumar regarda la Maison, c'est-à-dire la Ka'ba, et dit : « combien imposante tu es et combien imposant est ton sanctuaire, et bien le croyant est encore plus un sancutaire auprès d'Allah que toi » . [4].

    Tous ces textes et d'autres encore montrent la grave réalité qu'est le caractère sacré du sang du mouslim, et l'interdiction de tuer un mouslim pour quelque raison que ce soit, autre que celles mentionnées dans les textes de la Charî'a ; ainsi, il n'est pas permis de transgresser contre un mouslim sans droit...

    Ousama Ibn Zayd rapporta que : « Le Messager d'Allah (sallallahou 'alayhi wa sallam) nous envoya vers Al-Hourouqa, et le matin nous les attaquâmes et les vainquirent. Moi et un Ansar suivirent un homme parmi eux et lorsque nous le saisîmes, il dit « la ilala illa llah ». En entendant cela, l'Ansar s'arrêta, mais je le tua en le transperçant de mon épée. Lorsque nous retournâmes, le Prophète vint s'enquérir à propos de cela, et il dit : « O Oussama ! l'as-tu tué après qu'il ait dit "la ilaha illa llah" ? Je répondis : « mais il l'a dit seulement afin de sauver sa peau ». Le Prophète ne cessa de répéter cette phrase à tel point que j'espèrais alors ne pas avoir embrassé l'Islam avant ce jour. » [5].

    Ceci montre, par les preuves les plus claires, le caractère sacré (c'est à dire l'interdiction) du sang (de la vie). C'était un moushrik, et ils faisaient Djihâd et ils étaient sur le champs de bataille, et lorqu'ils le saisirent, et eurent le pouvoir sur lui, il parla avec (la prononciation de la parole) du Tawhîd, et Oussama Ibn Zayd le tua, tenant qu'il ne l'avait dit que de façon à empêcher sa mort, et le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) n'accepta point cette excuse ni son interprétation (de la situation). Et ceci est l'une des choses les plus importantes qui montre la sacralisation du sang des mouslims et l'immense crime de celui qui transgresse cela.

    De même que le sang des mouslims est interdit, de même leurs biens sont également protégés par la parole du Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) : « votre sang et vos biens sont sacrés entre vous comme vos jours sacrés ci , et cette ville sacrée (Makkah) qu'est la vôtre, dans ces mois que sont les vôtres » [6]

    De ce qui précède, l'interdiction de l'assassinat d'une âme qui a été protégée, assassinat perpétré sans droit, devient claire.


2) Egalement, des vies qui sont protégées par l'Islâm sont les vies de ceux (les non Mouslim) a qui a été donné l'accord, les faibles et ceux qui recherchent protection auprès des mouslims. D'après 'Abdoullâh Ibn Amr ibn Al 'As (radhiallahou 'anhouma), le Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque tue un individu qui possède un traité avec les mouslims, il ne sentira pas l'odeur du Paradis, bien que son odeur soit perçue d'une distance de 40 ans » [7].

Et à quiconque le Wali-oul amr [celui qui possède le pouvoir] donne l'autorisation d'entrer (dans le pays) avec l'accord et la promesse de leur accorder la sécurité, la sûreté, alors sa vie et ses biens sont protégés, et il n'est pas permis de lui faire du mal, et quiconque le tue, alors il est ainsi que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit : « Il ne sentira pas l'odeur du Paradis » . Et ceci est une mise en garde très sévère pour celui qui se retourne contre ceux à qui a été donné un accord.

Et il est connu que la protection des gens de l'Islâm représente une entité unique (c'est-à-dire un tout collectif, égalitaire) , ainsi que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) l'a dit : "le sang des Croyants est égal (les uns envers les autres), et la moindre des choses est de s'efforcer à les protéger".

Et lorsque Oummou Hani (radhiallâhou 'anha) accorda la protection ( en vue du bénéfice qui découlerait de cela) à un homme parmi les moushrikin [polythéistes] l'année de la conquête (de Makkah), et lorsque 'Alî Ibn Abî Tâlib (radhiallâhou 'anhou) voulu le tuer, elle se rendit chez le Porphète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), et l'informa (de cela) , et ainsi il (salla llahou 'alayhi wa sallam) dit : "nous donnons la protection à celui auquel tu as donné la protection, O Oummou Hani" [Rapporté par Al Boukhârî et Mouslim].

Ce qui est signifié ici c'est que celui qui est entré dans le pays avec un accord impliquant sa sécurité personnelle, ou bien qui a contracté un pacte avec les autorités en regard du bénéfice (maslaha) qu'il (celui qui détient le pouvoir) a vu (dans le fait d'accorder ce pacte avec cet individu), alors il n'est pas permis de se retourner contre lui , ni de transgresser contre lui ou contre ses biens.

Lorsque tout ceci devient clair, alors ce qui s'est passé au niveau des incidents terroristes dans la ville de Riyad est uen chose interdite, que la religion de l'Islâm n'ordonne point, et son impermissibilité se voit sous plusieurs angles :

1) cette action représente une transgression de l'immunité (caractère sacré, inviolable) du pays des Mouslims, et une terrorisation de ceux qui y sont en sécurité dedans.

2) elle comprend l'assassinat de vies que la Shari'a Islamique protège

3) elle engendre la corruption sur terre

4) elle comprend la destruction des biens et des propriétés qui sont protégées.

Et l'Assemblée du Comité des Grands Savants explique ce sujet afin de mettre en garde les Mouslims contre le fait de tomber dans les choses illicites destructrices, et afin de les mettre en garde contre les ruses de Shaytân, car il ne cesse jamais de travailler le serviteur jusqu'à ce qu'il le fasse entrer dans les choses qui sont destructrices, soit par l'extrêmisme, l'exagération dans la Religion ou dans le fait de la détester et de combattre contre elle, et nous cherchons refuge auprès d'Allâh. Et Shaytân ne fait pas cas de savoir par lequel des ces deux (ruses) il pourra triompher sur le serviteur, car ces deux voies que sont l'extrêmisme ou la désaffection (de la Religion) font parties des voies de Shaytân afin de faire tomber l'individu dans la Colère et le Châtiment de Ar-Rahmân.

Et ce qui a été commis par ceux qui ont perpétré ces actes que sont le fait de su tuer eux-mêmes en se faisant exploser, et bien ceci entre dans la généralité de la parole du Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) : Quiconque s'est tué lui-même dans ce monde avec quelque moyen que ce soit, alors Allah le châtira par ce même moyen le Jour du Jugement" [8].

Le prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit : "celui qui commet le suicide en se poignardant avec une lame de fer, il aura cette lame dans sa main et se l'enfoncera dans son corps dans le Feu de l'Enfer, restant ainsi pour toujours, et quiconque a ingurgité du poison et s'est tué, alors il le boira dans le Feu de l'Enfer, restant ainsi pour toujours, et quiconque s'est jeté d'une montagne et s'est tué, alors il tombera dans le Feu de l'Enfer en restant ainsi pour toujours. " [Et ceci est également dans Al-Boukhârî , dans une version similaire].

Donc que les gens sachent que les ennemis, quelqu'ils soient, ont désigné aujourd'hui la communauté Musulmane comme leur objet de domination. Ils (les ennemis) se réjouissent de toutes les voies qui peuvent justifier leur domination sur les musulmans, et qui justifie de les humilier, et de tirer profit de leurs ressources et richesse. Dès lors, quiconque les a aidé dans ce but, et leur a ouvert les voies parmi les mouslims et les pays musulmans, alors il le sa aidé dans le fait d'apporter du mal aux mouslims et de les dominer dans leurs pays. Et c'est l'une des plus grandes formes d'oppression.

Il est obligatoire [pour tous] de s'impliquer dans la connaissance de la Charî'a qui est fondée sur le Livre et la Sounnah selon la compréhension des Salafs de la Oummah [communauté], et ceci doit avoir lieu dans les écoles, les universités et les mosquées, et les médias d'information. De même qu'il est également obligatoire de s'impliquer dans l'ordonnance du bien et l'interdiction du mal, et dans le fait de donner le conseil mutuel sur la vérité. Ceci parce que le besoin, plutôt la nécessité appelle à ceci de nos jours bien plus qu'à tout autre temps auparavent.

Et il est du devoir de la jeunesse musulmane d'avoir une bonne opinion de ses Savants et de prendre d'eux afin qu'ils parviennent à savoir que ce sur quoi les ennemis de la religion s'acharnent est demettre l'inimitié entre les jeunes de la Oumman et l'inimitié envers les Savants et l'inimitié entre eux (la jeunesse) et les Gouverneurs, afin que leur force s'affaiblisse, et ainsi, qu'ils puissent facilement prendre le contrôle sur eux. Dès-lors, il est obligatoire de prendre garde à cela.

Qu'Allâh protège chacun contre la ruse des ennemis, et il est du devoir de chaque Musulman d'avoir la crainte d'Allâh en secret et en public, et de faire un repentir sincère et véridique de tous les péchés. Car aucune calamité n'est descendue, excepté à cause d'un péché, et nulle calamité n'est enlevée si ce n'est grace au repentir. Nous demandons à Allâh qu'Il rectifie la condition des Musulmans, et éloigne les pays des Musulmans de tout mal et de toute chose détestable, et que les prières et la paix soient sur notre Prophète Mohammad, sa famille et ses compagnons. [9]



[7] Rapporté par Al-Boukhârî

[8] Rapporté par Abou Awana dans son "Moustakhraj", d'après le Hadîth de Thabit Ibn ad-Dahak

[9] Le comité des Grands Savants dont à la tête du Comité, le Muftî SHeikh 'Abdoul 'Azîz Ibn 'Abdoullâh Ibn Mouhammad Aal Ash-SHeikh - Traduis de l'arabe par Abûl-'Abbâs et Abû 'Iyad.

Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog